vendredi 2 mai 2008

Qui aimes-tu le plus ?

Qui aimes-tu le plus ?





La reine Maliha et le Roi Kosala étaient des contemporains de Bouddha, La reine s'était récemment convertie au bouddhisme. Le roi ne l'avait pas fait. Cependant, il respectait les convictions religieuses de son épouse. Or, au cours d'une soirée très romantique, le roi se pencha sur la reine, la regarda tendrement et lui demanda : « Qui aimes-tu le plus au monde ? ». Il s'attendait à ce que la reine lui dise : « C'est toi ! ». La reine répondit plutôt : « Eh bien, c'est moi que j'aime le plus au monde ! ». Surpris de cette réponse, le roi réfléchit un moment et il lui dit : « Je dois t'avouer que c'est moi aussi que j'aime le plus au monde ». Restés quelque peu consternés par l'allure de leur conversation, ils allèrent consulter Bouddha pour se faire éclairer.
Bouddha les félicita de s'être posé une question aussi importante. Il leur déclara qu'en fait chacun s'aime lui-même le plus au monde. Il ajouta : « Si vous comprenez cette vérité, vous cesserez de vous manipuler l'un l'autre ou de vous exploiter. Si vous pratiquez l'amour de vous-même, la compétition entre vous n'aura plus sa place. Vous n'aurez pas à défendre votre valeur personnelle, de par le fait même, il n'y aura pas lieu de vous disputer. Si vous vous aimez vous-même, vous vous libérez du piège d'exiger que les autres vous aiment.
« Pour ma part, j’ai besoin de l’amour des autres, mais je ne peux pas le commander. Si mon besoin d'amour n'est pas comblé par les autres, je m 'assure de pouvoir m'aimer moi-même. Ainsi, je laisse les autres libres de me donner ou non leur amour. »
Bouddha poursuivit ainsi son enseignement : « Pour atteindre cet idéal d'estime de vous-même, vous devrez abandonner l'idée de vous croire meilleur ou inférieur aux autres ou même leur égal. Quel choix vous reste-t-il si vous n'êtes ni supérieur, ni inférieur, ni égal ? L’idéal est de rester vous-même. Si vous êtes vous-même sans chercher à vous comparer aux autres gens, vous aurez le loisir d'entretenir avec eux une parfaite communion »


Légende indienne
A suivre...
Loic Goubert de Cauville
Consultant et formateur

mardi 15 avril 2008

L'urgent, c'est pour quand ?

L’urgent, c’est pour quand ?

Valeurs, Estime de soi et Temps


Vous êtes-vous posé les questions suivantes :

- Qu’est-ce qui est important dans la relation avec mon conjoint ?

- Qu’est-ce qui est important dans la relation avec mes enfants ?

- Qu’est-ce qui est important dans la relation avec mes parents ?

- Qu’est-ce qui est important dans la relation avec ma famille ?

Ne réfléchissez pas trop. Notez juste les réponses, un seul mot par réponse. Un mot précis, pas un mot vague, du style amour. L’amour n’est que le point de croisement d’un ensemble de valeurs. Vous avez donc quatre petits mots. Ces petits vocables, vous agissez en leur nom. Ils vous servent de ligne de vie, de ligne de conduite. Ils sont votre fil rouge. Certes, au long de votre vie, peut-être avez-vous souvent changé de boussole. Rien de plus normal, vous avez évolué, mué.

Peut-être sont ils, mettons, confiance, respect, partage, tolérance… Mais de quel respect parlez-vous ? Du respect de l’autre ou du respect de soi ? A quelle confiance faites-vous référence ? La confiance en vous ou la confiance en l’autre ? Est-ce choses semblables ? L’un procède-t’il de l’autre ?

Maintenant, si je vous demande de hiérarchiser ces quatre mots, -du plus important au moins important- . Pas facile de faire un choix, d’établir des priorités. Pourtant, dans notre vie, ce choix s’avère capital, car il nous donne notre sens. Ce sens est fondateur de l’estime de soi.
Si je respecte ce sens, je bâtis l’idée de moi. Plus j’y suis attentif, plus je développe l’estime de moi.
De plus le respect de mes valeurs, me donne mes priorités, où, quand et comment agir. Respecter mes priorités, c’est avant tout ne pas perdre de temps. C’est savoir distinguer, trier, hiérarchiser.

Nous vivons dans le monde de l’urgence. Combien de fois n’avez-vous entendu votre supérieur vous réclamer tel ou tel dossier à faire de manière urgente. De suite, vous vous y appliquez. Vous y travaillez tout le jour, toute la nuit s’il le faut. Enfin le matin pointant, vous rendez ce dossier urgent pour le retrouver huit jours plus tard dans le bureau de votre patron, ni ouvert, ni lu. L’urgence était sans doute très relative. La prochaine fois que l’on vous réclamera un dossier urgent, posez juste une question : l’urgent, c’est pour quand ?

Dans cette vie où tout devient soi-disant urgent, que deviennent vos priorités ?


A suivre
Loic Goubert de Cauville
Consultant et formateur
www.gerer-temps.com

vendredi 11 avril 2008

Olivier je te hais

Olivier, je te hais !

A peine aperçu, je te haïssais !
Froid, régnant tel un seigneur et maître en bout de table. Silencieux, sombre, peu disert, dirait-on. On t’avait mis là, oh certes pas comme la Joconde ou la Victoire de Samothrace ! On t’avait mis là, car de fait on ne savait te mettre où. Ta compagne, nous savions où la mettre, bavarde comme une pie, pimpante, alerte et de bonne compagnie. Mais toi, silencieux, havre d’ombre ? Poli certes, gentil certes, plein de qualités, certes… mais , sorry, tellement silencieux.
Je te détestais
Je te détestais la première fois,
Je te détestais la seconde fois
Je te détestais la troisième fois
Je te détestais tellement qu’un jour je me suis demandé pourquoi je te détestais. J’ai trouvé des tas de motifs mais à mon grand regret point de réalité. Comme tu ne t’exprimais guère, et cela relève de la litote, je n’avais que peu de viande à me mettre sous les crocs.
Un jour, chemin faisant, et musardant, je me suis juste posé une question, une question horrible, une question sourde, une question …et je suis passé à la Question, Petite Question ou Grande Question, cela relève du choix du Grand Inquisiteur.
Sur la roue, j’ai souffert, longuement, atrocement, force d’être démembré par le bourreau du Grand Inquisiteur.
De ce long supplice je me suis réveillé, tâtonnant, fébrile et marchant à peine.
Avec une vision,
J’étais comme toi,
Silencieux,
Distant,
Havre d’ombre,
Peu disert,
Poli,
De fait, tu me donnais des boutons simplement parce que tu représentais cette partie de moi que je hais. Olivier, tu m’as appris à aimer cette partie de moi-même, cette ombre qui n’ose se mettre en lumière.
Olivier, la vie nous a séparé.
Un jour, j’aimerai te remercier de la grande leçon que tu m’as donné.
Grâce à toi, j’ai appris à aimer mon ombre.

A suivre…
Loic Goubert de Cauville
Formateur et consultant
http://www.gerer-temps.com

La vie récompense l'action pas la pensée

La vie récompense l’action pas la pensée !



Gestion du temps et estime de soi


Vous êtes –vous posé la question de savoir si il existait des rapports entre l’estime de soi et la gestion du temps.
A priori, non. En effet quel rapport entre le temps, la durée et l’estime de soi, sentiment très personnel qui correspond à l’idée de soi.

De fait si je regarde tous les paramètres de l’estime de soi-ils sont nombreux-, ils peuvent se classer dans 3 grandes familles :

1- L’estime de soi stricto-sensu : quelle idée j’ai de moi ? Qu’est ce qui est important pour moi ? Quelles sont mes qualités ? A quoi suis-je attaché ?
2- La confiance en soi qui traite de mes rapport entre moi et les autres
3- L’affirmation de soi qui s’occupe de moi et de l’action.

Lorsqu’il y a 25 ans j’ai commencé les stages de développement personnel, je me souviens de mon premier. Le formateur était américain. Le stage a duré une semaine. Il ne s’est pas écoulé une heure durant cette semaine sans que l’intervenant ressasse telle une litanie :


« La vie récompense l’action pas la pensée »


Imaginez ma surprise d’apprendre au bout de longues études universitaires, que ma foi, j’avais perdu mon temps et de plus mon hobby,-j’adore apprendre-. Moi qui aimais le raisonnement, la spéculation intellectuelle, qui avais beaucoup travaillé pour cela, j’allais être obligé de tout ranger au placard. Que nenni ! Pas question ! C’est une bonne vision des Americains, qui comme chacun sait n’ont aucune culture. Mes pensées de l’époque tournaient autour de cela.


J’adore écouter maintenant la chanson de Gabin « Je sais ». Je sais surtout que je ne sais rien.
Et je suis heureux de ne rien savoir. Le monde est toujours magique ainsi. Chaque jour est un nouveau jour, chaque heure une nouvelle heure , chaque seconde une nouvelle seconde. La magie règne, maîtresse et souveraine.


Et mon Américain avait bien raison !

Revenons aux rapports entre moi et l’action. Agir nécessite un certain nombre de présupposés :

a- Avoir une vision de soi en devenir, c'est-à-dire une idée de sa place dans le monde. Pourquoi suis-je un jour venu sur terre ? Et surtout qu’y faire ?
b- Une fois que j’ai cette vision la programmer.
c- Mettre des étapes et des paliers toujours accessibles.
d- Enfin et surtout Oser.

A chaque fois que j’ose, l’univers répond positivement ou négativement. Mais il répond. Si je reste à penser, il reste muet. Si je commence à douter, peser le pour et le contre, remettre, procrastiner, le monde restera toujours sourd à mes demandes.
A chaque fois que j’ose l’univers répond. Il ne fait pas seulement cela. Il me permet de réactualiser, de peaufiner ma demande, d’aller plus à fond.


Lorsque je fixe un objectif ou un but, mon esprit inconsciemmment s’oriente vers cette fin, devient plus perméable à tout ce qui tend vers cet achèvement. Le monde m’aide alors à la réalisation.

De mon côté, je suis obligé de gérer cet afflux d’information, de gérer les tâches, de trier, d’éliminer, de savoir ce qui est important, de distinguer l’important de l’urgent, de connaître l’urgence pas importante et l’importance non urgente. Là la gestion de mon temps devient capitale. Une journée ne dure que 24 heures.

Je vais vous faire une confidence. J’adore marcher. J’adore l’Himalaya. Je l’ai traversé plusieurs fois à pied, seul ou avec ma compagne. Dans ces immensités perdues, j’ai appris ma fragilité, j’y ai découvert d’autres préoccupations que nos petits trucs d’occidentaux bien nourris. Quand je quitte Roissy, je m’envole avec mon gavage info, presse, radio, urgent, important. Quand j’arpente le sentier, la seule chose importante reste que j’arrive au bout de l’étape de la journée. Et si l’orage gronde à 5000 ou 6000m cela deviendra même urgent. De temps en temps, je tombe sur un computer relié au net. Certes, pas souvent mais de temps en temps. Je regarde les news et je ris alors de mes urgences de Roissy.


A suivre…
Loic Goubert de Cauville
Formateur et consultant
http://www.gerer-temps.com